Colloque Sport Santé: le sport, une place prépondérante dans la prise en charge thérapeutique

La semaine dernière au Pavillon République du Conseil Départemental a eu lieu le Colloque Sport Santé. Un événement qui a rassemblé deux milieux étroitement liés. Tout au long de la journée, les conférences se sont enchaînées et les participants ont pu échanger avec les nombreux intervenants présents.

"On estime que près d'une personne sur cinq a souffert ou souffrira d'une dépression au cours de sa vie". Le ton est donné dès la première conférence matinale. Réunis dès 9h30 autour de la question suivante, "Le sport peut-être une solution pour le patient atteint de trouble dépressif modéré?", les intervenants ont du répondre au micro de Romain Amalric.
La dépression peut survenir à n'importe quel moment pour n'importe qui. Le Dr Hornus aborde le cycle du deuil qui se déroule en plusieurs étapes. Le deuil ne se définit pas seulement comme la perte d'un être cher, mais peut se traduire par la perte d'un emploi, un changement de situation, une rupture, une maladie.

Chacun peut rester bloqué dans une de ces étapes sur un temps indéfini. C'est pourquoi, une activité physique encadrée et bien menée intervient ici comme une façon de combattre, d'extérioriser sa tristesse, sa colère, etc... Il est essentiel de rappeler que l’intensité des exercices doit être déterminée en adéquation avec les capacités des participants et qu'il faut privilégier des formes d’exercices. "Si tu veux te faire mal, pas de soucis. Mais on va bien le faire dans le cadre d'une APA", explique Nathalie Simorre à ces patients.

La pratique pour entretenir

Le sport a un rôle à jouer dans le processus de guérison d'une dépression, mais les professionnels aussi ont un impact sur le choix de leurs mots. Wilfried Lambert, encadrant sportif explique, l'importance de mettre la personne en situation de réussite, "tu vas réussir cette passe, tu sais faire, c'est pas grave, tu réussira la prochaine fois.". Ensemble, on peut co-construit des solutions avec le patient, mais tout doit être à l'initiative du patient.

Après les divers échanges, la scène se vide et se prépare à accueillir la deuxième conférence. Le sport a-t-il une incidence sur le bien-être et la qualité de vie du patient atteint de la maladie de Parkinson? L'encadrement de l'activité physique adaptée est ici essentiel. 
Christine Mohara, nous précise que la pathologie de Parkinson s'accompagne de lenteurs, tremblements et raideurs et que le patient adopte souvent un réflexe d'autoprotection qui tend à diminuer ses efforts physiques. Des connaissances spécifiques à la maladie sont nécessaires étant donné que certaines positions sont à éviter : par exemple le patient doit éviter les positions allongées. L'APA devra également prendre en compte le stade de la pathologie du patient. 
Malgré les difficultés encourues par la maladie, la pratique d’une activité physique régulière est indispensable pour entretenir les capacités motrices, l'équilibre, la souplesse et le tonus musculaire du patient. Dominique Leplan, aidante fait part de son expérience et de son parcours. La pratique du sport est pour elle essentielle dans l'accompagnement de cette maladie et constitue aussi un soutien . Elle peut s'appuyer sur le savoir des professionnels.

La conférence sur Parkinson et ses intervenants répondant aux questions ©Lisa Nachin

La place du sport dans l’après cancer du sein

Vient la troisième conférence du jour sur la place du sport dans l’après cancer du sein. Un sujet qui s’inscrit pleinement ce mois-ci pour Octobre Rose. Le sport est une thérapie prouvée qui accompagne la guérison du cancer du sein. Toujours est-il, pour ressentir les bénéfices de l’activité physique et faire baisser le taux de récidives, l'intensité doit être élevé. Il ne suffit pas de faire une heure de marche à allure lente, mais bien au moins trois fois une heure de marche à 4/5km par heure. Considéré comme de la marche à allure modérée voir rapide, il s'agit d'un rythme soutenu. C’est ce que nous affirme Stéphanie Motton, chirurgienne oncologue à Toulouse et présidente des Rubies : premier club de rugby santé à 5. 

Tout comme les Dragon Ladies, le programme Riposte ou encore le Rose Pilate, des clubs de sport-santé prenD de l’ampleur. L’objectif est de trouver des sports qui leur plaisent pour qu’elles aient envie de pratiquer. Présidée par Sylvie Coehlo, c’est aussi la raison de la création d’une section de tennis-santé. Accessible pour toute personne atteinte de maladie auto-immune, sous prescription médicale. 

Un repas au Marché d'Intérêt National

Cette belle journée s'est clôturée sur un dîner de charité au cœur du plus grand marché de Toulouse, le MIN. Vers 20h, les invités commençaient à arriver. Le repas fut servi par les stagiaires de la fameuse école de Thierry Marx : cuisine mode d'emploi. De la qualité, du professionnalisme, tous les éléments étaient réunis pour passer une excellente soirée. Des enchères silencieuses étaient organisées dont les recettes allaient pour la Ligue contre le cancer. Un chèque d'environ 6000€ a été remis à la Ligue contre le cancer 31. Maguelone Pontier, directrice du MIN et marraire d'octobre rose pour l'IUCT-ONCOPOLE, notre présidente Sophie RAFFY ou encore Marie-Ange, directrice de la Ligue contre le cancer 31 : tous ont pris la parole à l'égard d'Octobre Rose. Tous les acteurs de cette journée ne sont pas restés sur leur faim.

Remerciements: Kepper, Restaurant ADN, Matisaé le chou français, Emmanuelle Choussy pour leurs dons lors des enchères silencieuses.

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By JuliaP / Editor, bbp_participant on Oct 28, 2021